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La réforme liturgique anglicane
La réforme liturgique anglicane
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Michael Davies
Lorsqu'en 1509 Henri VIII monta sur le trône, il était ardemment catholique et ne tarda pas à recevoir du pape le titre de « Défenseur de la foi ». L'Angleterre, appelée traditionnellement « le douaire de Marie », connaissait alors une époque de renouveau religieux, malgré d'inévitables abus ici et là. En 1559, sous le règne de sa fille Élisabeth, lorsque fut votée la Loi d'uniformité, le catholicisme était définitivement détruit. Une nouvelle forme de christianisme, l'anglicanisme, l'avait remplacé et devait se répandre dans tout le monde anglo-saxon.
Or, ce changement imprévu et massif de tout un peuple n'a pas eu pour cause principale la prédication d'un réformateur, comme ce fut le cas pour Luther en Allemagne ou Calvin en Suisse. Elle fut l'œuvre très habile d'un archevêque, Thomas Cranmer. Ce dernier, déjà secrètement protestant, conçut le dessein audacieux de modifier radicalement la foi du peuple anglais uniquement en transformant la liturgie. Cranmer estimait que, par la liturgie vécue chaque jour, il attendrait plus sûrement les mentalités qu'avec n'importe quel discours. L'anglicanisme est le fruit d'un livre apparemment anodin, le Book of Common Prayer.
Le présent ouvrage raconte cet extraordinaire pari, qui connut des succès et des défaites, mais qui finit par réussir grâce au caractère prodigieusement équivoque de ce nouveau missel, que les « conservateurs » pouvaient accepter sans que les « progressistes » le rejettent.
Michael Davies (1936-2004), d'origine galloise, est l'un des meilleurs historiens religieux britanniques. Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues.
363 pages - 14 x 21,5 cm - Éditions Clovis - 2010
Baisse de prix : 7 euros au lieu de 22 euros
Lorsqu'en 1509 Henri VIII monta sur le trône, il était ardemment catholique et ne tarda pas à recevoir du pape le titre de « Défenseur de la foi ». L'Angleterre, appelée traditionnellement « le douaire de Marie », connaissait alors une époque de renouveau religieux, malgré d'inévitables abus ici et là. En 1559, sous le règne de sa fille Élisabeth, lorsque fut votée la Loi d'uniformité, le catholicisme était définitivement détruit. Une nouvelle forme de christianisme, l'anglicanisme, l'avait remplacé et devait se répandre dans tout le monde anglo-saxon.
Or, ce changement imprévu et massif de tout un peuple n'a pas eu pour cause principale la prédication d'un réformateur, comme ce fut le cas pour Luther en Allemagne ou Calvin en Suisse. Elle fut l'œuvre très habile d'un archevêque, Thomas Cranmer. Ce dernier, déjà secrètement protestant, conçut le dessein audacieux de modifier radicalement la foi du peuple anglais uniquement en transformant la liturgie. Cranmer estimait que, par la liturgie vécue chaque jour, il attendrait plus sûrement les mentalités qu'avec n'importe quel discours. L'anglicanisme est le fruit d'un livre apparemment anodin, le Book of Common Prayer.
Le présent ouvrage raconte cet extraordinaire pari, qui connut des succès et des défaites, mais qui finit par réussir grâce au caractère prodigieusement équivoque de ce nouveau missel, que les « conservateurs » pouvaient accepter sans que les « progressistes » le rejettent.
Michael Davies (1936-2004), d'origine galloise, est l'un des meilleurs historiens religieux britanniques. Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues.
363 pages - 14 x 21,5 cm - Éditions Clovis - 2010
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